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La norme DORI constitue un cadre codifié et objectif permettant d’évaluer ce qu’une caméra de vidéosurveillance est capable de percevoir à différentes distances, en fonction de la qualité effective de l’image produite. Elle constitue un outil de planification essentiel lors de la conception d’un système de caméras adapté à un site spécifique.

L’acronyme DORI provient de l’anglais : Détection, Observation, Recognition, Identification, soit Détection, Observation, Reconnaissance, Identification en français. Cette approche s’appuie sur la norme internationale IEC EN 62676‑4:2015, qui définit les critères à considérer pour la conception de systèmes de vidéosurveillance
Lecture de DORI
Le principe central consiste à relier la distance à laquelle une caméra peut résoudre des détails visuels à la densité de pixels par mètre (Pixels Per Meter ou PPM) nécessaire pour chaque niveau d’analyse. Il s’agit d’un repère de conception, et non d’une mesure de distance absolue, car les conditions réelles diffèrent des conditions de laboratoire.
Les quatre niveaux définis par DORI sont les suivants :
Logique des pixels par mètre
Ces valeurs reposent sur des considérations scientifiques : pour qu’un être humain ou un logiciel puisse résoudre un objet en détail, celui-ci doit occuper suffisamment de pixels dans l’image. Par exemple, une tête humaine représentée par 10 pixels de large ne permet pas une identification fiable, tandis qu’une représentation à 250 pixels par mètre offre un niveau exploitable visuellement et par logiciel.
Ces seuils servent de référence, mais la performance effective dépend également de facteurs tels que l’éclairage, le débit de l’enregistrement, la compression, la focale de l’objectif et l’angle de vue.
Utilisation de la norme DORI en conception
Les fiches techniques des caméras indiquent parfois des distances DORI estimatives, par exemple :
Ces valeurs se basent sur la résolution et la focale de la caméra : plus la résolution est élevée ou le téléobjectif puissant, plus les distances augmentent.
Il est possible de calculer ces distances si les pixels horizontaux du capteur et la focale de l’objectif sont connus, puis d’appliquer les seuils DORI afin d’évaluer le niveau de détail fourni par la caméra. Cette approche permet de déterminer, par exemple, l’emplacement optimal d’une caméra pour identifier des visages ou des véhicules à une distance donnée.
Limites et évolutions récentes
La norme DORI est largement utilisée dans l’industrie, mais elle a été récemment mise à jour avec IEC 62676‑4:2025, incluant des niveaux plus détaillés et des seuils de densité de pixels plus élevés afin de répondre aux exigences croissantes en matière d’analytique vidéo et d’intelligence artificielle.
Les quatre niveaux classiques peuvent ainsi être complétés par des catégories supplémentaires, notamment pour des tâches avancées telles que la reconnaissance automatisée très fiable. DORI constitue donc une base historique, tandis que la conception moderne de vidéosurveillance peut dépasser ces critères selon les besoins (analyse automatisée, identification faciale, lecture de plaques d’immatriculation, etc.).
Synthèse
La norme DORI fournit une grille de lecture objective des capacités d’une caméra en fonction de la distance :
Ces niveaux sont exprimés en pixels par mètre pour objectiver des notions souvent subjectives de qualité d’image.
Il est possible de calculer les distances DORI à partir des paramètres de résolution, de focale et de taille de capteur, ce qui permet de comparer différentes caméras de manière précise.
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